Généralités

n.f. (latin color, -oris) :
Sensation résultant de l’impression produite sur l’œil par une lumière émise par une source et reçue directement (couleur d’une source : flammes, etc.) ou après avoir interagi avec un corps non lumineux (couleur d’un corps). (Larousse)

La couleur se caractérise par trois éléments : la teinte, la luminosité, et la saturation

La teinte est la couleur spectrale correspondant à une longueur d’onde unique. La luminosité, c’est schématiquement son pourcentage de blancs. La saturation s’apparente à son pourcentage de gris.

Qu’est-ce qu’un tétrachromate ? L’œil humain est pourvu de trois sortes de cellules sensorielles appelé cône, chacune étant sensible d’une certaine plage de longueur d’onde du spectre. Les cônes S, longueur d’onde courtes, sont plutôt sensible au bleu, les M, longueur d’onde moyenne, plutôt sensible au vert et les L, longueur d’onde longue, plutôt au rouge. Cependant, on pense aujourd’hui qu’il y aurait un quatrième type de photorécepteurs sensible orange. Ces personnes auraient donc une meilleure perception des nuances de couleurs dans les jaune orange et rouge, c’est-à-dire les couleurs chaudes.

Pour notre œil, les cônes ont une sensibilité limitée et ne perçoivent pas les couleurs durant la nuit. Il est plus compliqué à percevoir ses distinctions. En revanche les bâtonnets, ils sont 10 fois plus nombreux que les cônes, sont deux sensibles à l’intensité lumineuse. Quand l’intensité lumineuse baisse, la lumière peut-être suffisante pour activer les bâtonnets, mais pas suffisamment importante pour activer les cônes il y a une meilleure sensibilité à la pénombre dans les bleus et une baisse de sensibilité dans les rouges.

Il est important de prendre en compte également la considération des notions d’opposition de couleurs dans le cerveau (vert et rouge, jaune et bleu, noir et blanc). Si le mode vestimentaire des chirurgiens dans les blocs opératoires s’obstine à rester au vert, c’est bien pour neutraliser les tâches rémanentes causées par le champ opératoire rouge.

Une humaine perspective quasiment les mêmes couleurs tout au long de sa vie ? Le vieillissement de la cornée les personnes âgées joue le rôle de filtre très légèrement jaune qui va pousser nos chers retraités à rechercher plutôt des blanc bleuté comme référence de blanc en absolu.

Par exemple, le peintre Claude Monet avait modifié sa palette de couleur en déplacement petit à petit vers des teintes jaune et rouge jusqu’à son opération à l’âge de 82 ans, suite à l’apparition d’une cataracte. À la suite de son opération, il a recommencé à peindre des toiles très bleuté point d’après une étude réalisée en Angleterre en mai 2012, l’opération de la cataracte lui aurait même permis d’élargir son spectre et de voir des couleurs dans les ultraviolets. Certains journalistes qui tirent cette audacieuse conclusion d’une analyse sous UV des couleurs utilisées pour peindre les tiges des fleurs de ces dernières toiles. 

Température de couleur

Quelle est la couleur la plus chaude ? Le rouge ou le bleu ?

La plupart des gens vous diront que le rouge est une couleur chaude et que le bleu est une couleur froide. Pour la plupart des gens oui, sauf pour les scientifiques qui nous explique que les étoiles bleues sont 10 fois plus chaudes que les étoiles rouges. La température des couleurs va en effet inverse de ce qu’on a coutume de penser. Plus la température est élevée plus la couleur tire vers le bleu.

Le vert est à considérer comme une couleur neutre, c’est-à-dire comme une couleur ni chaude ni froide car elle est exactement au milieu du spectre de lumière visible par un œil humain. Mais sachez que même si tel est notre ressenti, d’un point de vue physique, c’est faux.

La chandelle est une couleur que l’on a souvent tendance à négliger. C’est un tort. Nous avons tous entendu dire que des artistes aussi prestigieux que fauchés peignaient éclairés par des simple bougies. Il crée donc leur palette de couleur sur cette lumière des orangers. Voilà pourquoi beaucoup de tableaux nous apparaissent très bleu dans les musées. Pour l’anecdote, on dit que Picasso aurait peint à la bougie à ses débuts. On serait donc en droit de se demander si sa période bleue ne serait pas simplement une erreur d’éclairage dans l’exposition de ses œuvres.

Certains coloristes ont intégrés cette notion de changement de couleur, en particulier dans les grands groupes textiles. On parle donc de couleurs métamères. Quel sera le rendu d’une couleur de vêtement en lumière du jour, que donnera t-elle aussi selon la température des couleurs des points de vente ? Un vert en lumière du jour ne deviendra-t-il pas marron lumière trop jaune ?

Combien de couleurs ?

La perception des couleurs varie selon la matière de l’objet, la réaction du cerveau et la température de couleur (ainsi que l’intensité lumineuse). Mais combien de couleurs sommes-nous complètement capables de voir ?

Notre œil a une très mauvaise mémoire des couleurs. Nous retenons la bonne couleur si nous les voyons ensemble, mais si nous revoyons une de ses teintes quelques secondes plus tard nous sommes incapables de nous rappeler laquelle est-elle exactement. Nous pouvons discerner beaucoup de couleurs si nous les voyons sous forme de nuancier, c’est-à-dire ensemble.

Les experts en colorimétrie s’accordent aujourd’hui à dire que l’on peut discerner 150 teintes monochromatiques, soit 300 000 couleurs en jouant sur la luminosité et la saturation. Ces nombres relatifs visent toutefois l’intérêt pour les promesses des marchands de TV qui nous proposent des écrans avec 6 ou 8 millions de couleurs. La seule certitude, c’est qu’il est plus facile de discerner de couleur très proche sur une grande surface que sur une petite, et que nous distinguons plus facilement les couleurs dans les rouges que dans les bleus.

Si notre œil avait été un appareil photo, sa résolution aurai été de 576 mégapixels ! (contre 48 pour mon téléphone par exemple)

Alors pourquoi ne voyons pas aussi bien ? Parce que dans la théorie, c’est le cas mais pas dans la pratique.  Lorsque nous fixons un objet, nous le voyons net, mais nous ne pouvons pas visualiser en détail les objets qui sont juste à côté, dans une profondeur autre que celui dans lequel est l’objet qu’on fixe.

Notre champ de vision peut atteindre les 180 degrés. Mais nous ne voyons de façon optimale que dans un angle de 2 degrés à partir du centre, dans une zone appeler la fovéa. Plus on s’éloigne du centre, moins, on distingue les couleurs, c’est le cerveau qui prend le relais pour les imaginer, par rapport à ce qu’on lui a montré juste avant, en survollant l’ensmeble de ce qu’il y a devant nous. 
Il est donc impossible de raisonner en résolution, car notre vision ne fonctionne pas comme un appareil photo. L’appareil photo enregistre les informations et les stocks dans une mémoire, alors que nos yeux passent leur temps à orienter leurs objectifs dans tous les sens, pour regrouper les informations manquantes et former une image plus fiable de la réalité. On a donc un champ de vision plus large, mais nous ne retournerons pas autant d’informations que l’appareil photo.

Les daltoniens confondent certaines couleurs et donc en voient beaucoup moins. Il serait 0,4 % chez les femmes et 8 % chez les hommes.

Cela n’a pas, en revanche, empêché Mark Zuckerberg de réussir dans sa vie. S’il a choisi un bleu pour Facebook, c’est parce que c’est la seule couleur qui voit correctement. On peut aussi citer Uderzo qui a laissé le soin de colorier ses bandes dessinées à d’autres personnes. Plus généralement, les hommes sont plus sujet à ne pas faire de différence entre le mauve et le rose. Cela n’a pas spécialement de rapport avec le daltonisme.

Nos cônes se laissent aussi impressionner par la taille. Plus l’échantillon est volumineux, plus la couleur parait intense. Henri Matisse disait « un mètre carré de bleu est plus bleu qu’un centimètre carré de bleu ».

Un daltonien pourrait reconnaitre le bleu Klein parmi un large choix de bleus, tant son œil est pointilleux dans cette couleur.

Vision normale
Daltonisme

Le mauve paraît plus chaud à côté d’une couleur froide, par exemple le bleu, et paraît plus froid  à côté d’une couleur chaude, par exemple le rouge. Cette notion de contraste est importante. Elle est notamment très utilisée chez les publicitaires. Voici l’ordre décroissant de lisibilité sur un fond plus clair : noir sur jaune, noir sur blanc, bleu sur blanc, vert sur blanc et vert sur jaune.

Noir et jaune sont les deux couleurs qui ont le plus grand contraste, ce sont aussi les deux couleurs des taxis new-yorkais qui sont beaucoup plus visible que les autres véhicules. Il faut que chez les taxis, chez voiture, soit beaucoup plus misent en avant que les autres, pour être reconnaissable très rapidement pour ceux qui en ont besoin. John Hertz, est un monsieur très intelligent qui gérait la compagnie de taxi de Chicago au début du 20e siècle. À l’époque, les taxis étaient tous noirs. Comme les freins et les suspensions des véhicules de l’époque n’était pas de bonne qualité, il y avait souvent des accidents. Quand Hertz eu l’opportunité de créer une compagnie de taxis à New York, il se dit que si les taxis étaient visibles de loin par les piétons, mais aussi par les automobilistes, cela réduirait le nombre d’accidents. Il choisit donc les couleurs les plus contrastées qu’ils puissent exister pour sa nouvelle flotte et créa la compagnie Yellow Cab Company. Une loi votée en 1967 imposera à tous les Medellin taxis (nom donné aux taxis agréés) une carrosserie de couleur jaune.

Les couleurs complémentaires ont aussi un fort contraste. Par exemple, le bleu et le jaune d’IKEA, sont 2 couleurs complémentaires qui vont extrêmement bien ensemble (c’est la définition même d’une couleur complémentaire.), ces deux teintes sont reconnaissables parmi toutes les autres.

Qu’est-ce qui prouve que chacun ne perçoit pas la même couleur exactement ? Qu’est-ce qui me dit que vous voyez le même orange que moi ? Peut-être le voyez-vous beaucoup plus rouge ? Peut-être que moi, je l’appelle orange, mais que pour vous, c’est une couleur saumon…

Cette notion de perception travail des scientifiques, de Lausanne à Démocrite ou Platon, Descartes et bien sûr Newton. La couleur est considérée comme une qualité seconde, au même titre que le goût, l’odeur, le chaud et le froid, en opposition aux qualités première, forme, mouvement. En clair, on est sûr qu’une sphère est une sphère. On peut définir avec certitude sa composition, sa masse et son volume, mais sa perception colorée reste subjective et donc non-quantifiables.

Les couleurs sont-elles inné ou acquis ? Le rouge et le blanc, ainsi que le rouge et le noir sont les contrastes bien plus fort en Occident que le blanc et noir. Un jeu d’échec par exemple inventé en Inde vers le 6e siècle avait des cases rouge et noir, ce qui convenait parfaitement aux Perses & aux Arabes, qui ont gardé cette opposition. Mais lorsque le jeu est arrivé en Occident vers l’an 1000, les Européens ont préféré opposer des rouges et des blancs, puis à la Renaissance, au blanc contre noir.

Les Inuits par exemple, qui vivent autour du cercle polaire, ont plus de 25 motions pour définir le blanc, preuve que le contact quotidien avec la neige à aiguisé la perception de cette couleur. À l’inverse, il y a des couleurs qui m’ont tout simplement pas de nom dans certaines civilisations. Au temps d’Aristote, par exemple, il n’existait que 5 couleurs, blanc, rouge, vert, bleu et noir. Aucun autre mot pour qualifier directement le jaune, l’orange ou le violet par exemple. La clarté et l’obscurité étaient des notions prépondérantes par rapport aux teintes. On classait les couleurs uniquement par leur luminosité entre le blanc et le noir. Dans l’Antiquité, le blanc n’était qu’un jaune extrêmement brillant et le noir le plus sombre des Bleus. Chez les Aztèques, quant à eux, le bleu et le vert n’existaient pas et porter un nom que l’on pourrait certainement traduire aujourd’hui par turquoise.

La faune et la flore

Les animaux ont chacun leur propre spectre. La plupart des mammifères sont, en effet, daltonien, c’est-à-dire que leur rétine ne possède que 2 types de cônes photosensibles (bleuâtre et jaunâtre pour les déficients des cônes L ou M et bleu/vert et rouge pour les déficients du S).

Rentrons tout de suite dans le vif du sujet, et au risque de vous décevoir, le taureau de ne perçoit absolument pas le rouge. Si la cape qui agite le torero est de cette couleur, c’est simplement pour masquer les taches de sang du pauvre bestiau qui va bientôt perdre ses oreilles, et surtout toute sa vie. Je suis confus si je vous ai donné une information qui vous déçoit, c’est la raison pour laquelle je vous la donne en première.

Les chiens ne distinguent bien les couleurs que dans les verts.

Les chats, lapins, rats, bovins n’ont aucune idée de ce qu’est le rouge. Ils seraient en revanche sensible au bleu et au vert.

Le cheval distingue bien le jaune et le vert, mais confond le bleu et le rouge.

Chez les reptiles, on sait que la tortue différencie le bleu, le vert et l’orange et que le lézard distingue le jaune, le rouge, le vert et le bleu.

Les seuls animaux qui ont à peu près la même perception des couleurs et le même spectre que l’homme seraient les écureuils, musaraignes, et quelques papillons.

Les crevettes-mantes possèdent 12 types de photorécepteurs, suivis par la menthe de mer, loin devant nos trois photorécepteurs officiels de l’œil humain.

Les poissons, quant à eux, perçoivent beaucoup plus de couleur que le spectre humain. Ils peuvent voir les ultraviolets.

Les chauves-souris, par exemple, voient très bien dans les infrarouges.

Les serpents détectent leur proie dans le noir le plus total avec leurs fossettes labial, uniquement par la présence des radiations que celle-ci émet avec la chaleur de son corps.

Le caméléon quant à lui « n’a la couleur du caméléon que lorsqu’il est posé sur un autre caméléon ». La couleur des caméléons ne varie pas en fonction du décor, mais en fonction de leur état émotionnel. Désolé.

Quant aux insectes, il apprécie particulièrement le jaune. C’est, semble-t-il, surtout la raison pour laquelle les papiers tue-mouche sont de cette couleur.

On peut penser que les insectes sont attirés par le jaune, car ils ont développé énormément de nuances dans cette couleur, en comparaison avec un stock de pollen.

Les oiseaux une perception des coloris très développée, et semble d’ailleurs régler leur comportement sur la couleur plus que sur la forme ou sur le mouvement.

Les abeilles perçoivent très bien les couleurs dans les ultraviolets pour attirer, de nombreuses fleurs ont eu la bonne idée de se parer de ses couleurs invisibles à notre œil.

Les plantes aussi sont sensibles aux couleurs. Plus précisément à une seule, le rouge. Elle possède en effet un seul photorécepteur nommé phytochrome, qui n’est sensible qu’au rouge. Une petite astuce botanique, éclairez la plupart des plantes avec lumière rouge et elle vous remerciera en poussant plus vite, plus haut et avec de plus belles fleurs.

La synesthésie

L’une des formes le plus spectaculaire de la synesthésie s’appelle la synopsie.

Prenons l’exemple du (merveilleux ?) album de (la Diva) Mariah Carey : la pochette de son album Rainbow, n’est composé que de blanc & d’un arc en ciel, hormis elle bien-sur.

Il s’est tout de même vendu a plus de 800 000 exemplaires dans le monde (d’après la Fédération internationale de l’industrie phonographique), depuis sa sortie le 2 novembre 1999.

Pardonnez-moi mais j’étais obligé de la citer.

C’est la capacité d’associer une couleur à un son. La flûte enchantée de Mozart aurait des couleurs claires comme le jaune et l’orange alors que le requiem, en ré mineur, nous évoque des couleurs sombres comme le noir ou un gris bleuté. Les couleurs claires et chaudes seraient est associé aux musiques rapides tandis que la musique triste et romantique sont associées aux couleurs désaturées et sombre.

Il serait donc intéressant que les professionnels de l’édition musicale surveille si l’univers chromatique des pochettes de disques correspond à la couleur musicale de l’album.

Un autre exemple, est celui d’un albums de la chanteuse Mylène Farmer, « Monkey Me » et celui de la tournée du dit album « Timeless 2013« .

Sur la pochette de Monkey Me, on voit Mylène Farmer en camaïeux de blanc, du blanc pur, au blanc plus grisâtre. Il y a juste un élément qui ressort, ce sont ses yeux, couleur marron orangé.

Dans la photo de la tournée, nous voyons quasiment la même image (la pochette de Monkey Me est un zoom de la photo de la tournée), avec un détail prés, les yeux sont bleu au lieu de marron.

Coïncidence ? Certains disent qu’elle a voulu donner le contraste mettant les 2 couleurs complémentaire pour garder la continuité entre les 2 pochettes, à voir… mais en tout cas, cela à bien fonctionné.

Il a été officiellement certifié triple disque de platine par le SNEP le 31 décembre 2012. Il a, d’ailleurs, obtenu une certification disque de diamant pour 500 000 exemplaires mis en place en magasin.

Pour continuer sur cet exemple, car je sais que vous avez été impressionnés, l’album qui a suivi s’appelle… « Bleu Noir« . Peut-on voir par là, la complémentaire du orange du dernier album (bleu) avec la complémentaire du blanc du dernier album (noir) ? Aucune idée mais tout est assez bien ficelé dans sa communication & du lien entre ses albums

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